samedi, janvier 28, 2006

A coups de ciseaux

J'implose. Il me serait de plus en plus difficile. De crier de l'intérieur. De m'assurer que le débordement soit. Parfaitement caché, là, tout au fond du. Coeur.
Arrêts sur images. Retrancher les à cotés pour laisser vivre le. Quotidien. Celui qui déambule. Qui jongle. Et crèvera. Aussi.
Il m'a offert un presque soleil. Un sourire. Celui dont on se souvient. Le genre d'attention qui. Marque. Elle me marquera. Parce que c'était lundi, parce que c'était joli. Et que là pour une fois j'aimais les surprises. La rareté du. Beau. Le rend plus appréciable.
Ne rien savoir préserver. Le précieux ne me va pas. C'est précisément quand on me met de l'or entre les mains. Que je suis sur la ligne la plus tangente. Ou comme pour transformer du verre. En cristal. S'appliquer à briser ce à quoi on tient le plus. Retranscrire la maladresse en morceaux de crainte pour arriver finalement à. L'angoisse.

En admirant le verbe prétendre. Il serait comme un en plus derrière lequel se cacher. Comme un masque qui ne demanderait qu'à tomber.
Tout le luxueux du rêve réside dans. Une aspiration à être démasqué. Rendre à l'orgueil sa légitimité tout en apprivoisant la vanité. Celle des autres nous étouffe et nous encercle. Il pleut. Les semblants de presque soi. S’estompent et passent pour de vulgaires imposteurs. Eux qui pourtant.
Et puis. Elle m’a parue d’humeur à bien vouloir m’écouter. Parce que c’était jeudi, que les griffures n’arrangent rien et que. Restaurant, cinéma pour essayer. Mais. Les larmes dans le noir ne se voient pas. Et ce qui se cache sous mes quelques mots. Ne se devine pas. Alors je l’ai laissée parler. Et regardée dormir.

Il neige. Pour une fois trembler au rythme du. Frisson général. Cultiver l'illusion d'une harmonie potentielle pour plus tard prendre soin de. La détruire minutieusement. Des bribes d'émotions feront ce qui.
L'acharnement glisse le long d'une ligne bien définie. Annuler le droit à l'erreur pour progresser dans le monde le plus. Fragile possible. Les retombées glaciales. Du découpage prétendu. Dépêché et arbitraire. Finiront de retentir. Comme si.
Rencontrer l'impassible pour pouvoir fabriquer. L'imitation la plus parfaite. Reconstituer le cours des. Apparences. Il aurait fallu raconter. Bâtir son existence sur un tissage de mensonges. Pour se protéger. Se cacher derrière la grille du faux. Celle de l'infranchissable, du définitivement clos.

Alors. Marcher dans la neige, dans la nuit, dans l'envie. Ouvrir les grands yeux dont on serait jusqu'ici privé. Pour photographier mentalement ces flocons qui ne manquent décidemment jamais. De ressembler à des perles d'oubli. Des copies parfaitement exactes de ce dont on rêve à chaque coin de minute.
Ouvrir des fenêtres de vide pour s'enivrer de la puissance du rien. Absorber le plus de vent possible entre les yeux. Pour qu'il masque à coups de murmures. L'extinction lente et discrète du presque trop.

Crier.

10 Comments:

Anonymous Cécile said...

(le rythme que tu mets dans tout ça...)
(c'est "...")
comme toujours.
comme quand c'était gris, comme quand c'était blanc, derrière.
même que le noir ça change.
(fais gaffe avec le noir, hein)

janvier 28, 2006 8:42 PM  
Anonymous Cécile said...

je me demandais si je pouvais... t'envoyer des mails.
de temps en temps

janvier 28, 2006 8:42 PM  
Blogger Quelqu'un d'autre said...

oui, je vais faire attention avec le noir, promis. Et Merci... tu m'as donné un sourire :)

Et puis...je n'osais pas, moi, mais ça me ferait TRES plaisir, des mails de toi de temps en temps, même que. Ouais, vraiment.

janvier 28, 2006 8:47 PM  
Blogger Quelqu'un d'autre said...

[ah oui et donc. Mon adresse est dans mon profil, au fait :) ]

janvier 28, 2006 8:55 PM  
Anonymous Guylaine. said...

J'ai laissé un commenaire mais apparament entre-temps j'ai eu un bug pfiouuu bon c'est pas grave -_-.

janvier 28, 2006 11:09 PM  
Blogger Quelqu'un d'autre said...

guylaine > Lol merci pour le commentaire alors :)

janvier 29, 2006 12:58 PM  
Anonymous Nan said...

C'est joli ici aussi. Et puis tes mots ne changent pas, alors c''est parfait.
Hop, je note l'adresse :)

janvier 29, 2006 1:31 PM  
Anonymous Nobuo said...

Je sais pas quoi dire après ça, de peur de gacher.
Un bonbon pour toi ;) :
1 >o<

janvier 29, 2006 4:56 PM  
Blogger Quelqu'un d'autre said...

Nan > Oh merci! Et je vois que tu as amélioré ton chez toi de 20six, c'est joli :)

Nobuo > *rougit* merci

février 01, 2006 6:51 PM  
Blogger l'Hydroptère said...

Quand on veut décrouvrir un blog, on peut commencer par le début. Le début est beau. Hop, marqué !

juin 16, 2006 10:13 PM  

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