mardi, juin 03, 2008

On s'entrechoque.

Il court après le sens, acte trois elle le rattrape par les cheveux et l’embrasse sur la bouche. C’est faux. Il court à reculons, à vrai dire entre les gouttes, il court après le sens qu’ils ont perdu un beau matin. Elle tire sur les boucles brunes de celui qui ne lui sert plus d’exemple, elle tire attrape et, sur la bouche elle l’embrasse.

Il a des manches trop longues qui recouvrent ses mains, elle se tait mais elle admire, silence, elle admire, les yeux les boucles les manches, la fuite. Elle ne lui dira pas que ses doigts qui dépassent à moitié lui donnent envie de tout, déchirer, de tout enlacer. Il est parfaitement défait parfaitement chronique dans le, non-sens. Il ne le savait pas lorsqu’elle l’espionnait jusqu’à trois, un deux trois il court et elle le suit, partez. C’est son délire ultime, c’est son dernier accroc, c’est ce qu’il pense il cherche le sens qu’il a lui-même caché, c’est sa folie sa pulsation, il vit.

Elle n’est jamais assez cruelle elle n’est jamais assez réelle elle ne sait pas courir, elle ne vit que par les boucles brunes qu’elle a dessinées une nuit, crises et, rétrospectives. Il n’est pas symbolique il méprise, il court artistique après le sens, après le sens mais lequel, entre ses dents l’abject, celui qui n’est pas symbolique, alors. Elle perd. Elle perd à chaque fois, elle est bien trop facile diurne logique elle ne suit plus.

Mais toujours elle s’arrête, le personnage ne la veut pas, il court après le sens qu’il a lui-même tué, il court après son sens à lui, le reste il l’assassine, les mains derrière le dos un couteau de plus dans les yeux.

2 Comments:

Blogger djcdn said...

Tes mots sont forts ! Ils résonnent. J'admire.

juin 10, 2008 11:05 AM  
Blogger M'aime que said...

Oh. J'veux qu'ils résonnent. Fort. Merci.

juin 24, 2008 9:57 PM  

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