lundi, juin 09, 2008

On s'occupera du reste plus tard.

Il paraît. Dix heures accrochées à leurs cous mais les traces de doigts sur le pare-brise n'ont rien à voir avec le cerf-volant du premier étage. Pour preuve le premier étage n'est pas armé il n'y a que de l'amateur au cas où l'attitude se règle au millimètre près, et encore, faudrait voir à pas trop croire à ces conneries. Celui qui désactive les sensations leur a greffé dix heures autour du cou ils traînent le temps en bandoulière et le jour se lève sur leurs visages. Inconsistants d'adrénaline déjà bouffée, les traces de doigts sur le pare-brise et les yeux injectés de sang on attend celui qui démarre l'absence de voie, on ne sait jamais. T'as vue sur la plage si tu fermes les yeux vue sur le sable encore mouillé par le manque de coordination du soleil et du calendrier, t'as vue sur la plage si tu fermes les yeux, moi j'dis ça mais faudrait pas les ouvrir. Pour cause. Il paraît. On a l'extinction du feu dans le ventre qui s'organise dans les couloirs. Couloirs en file indienne et ça doit venir de là, tout ce maquillage en plus des traces de doigts sur le pare-brise. La file indienne n'est pas la plus horizontale du monde, on a qu'à regarder les clefs pour voir surgir leur désordre à la con. Le maquilleur nettoie le pare-brise et le premier étage reprend son cours entre les gouttes de sable et les injections de sang sur le mur du couloir. Il paraît.

4 Comments:

Anonymous djcdn said...

le temps, les gouttes, ils ont transpercé le sablier ?

juin 11, 2008 1:45 PM  
Anonymous Anonyme said...

C'est assez incroyable. De te lire. De se dire que wow quand même... où tu vas chercher les mots, les bons. ET en plus d'être incroyable, c'est agréable.
passionnée

juin 13, 2008 5:37 PM  
Anonymous le-locataire-du-3e said...

J'ai grandi jusqu'à mes 15 ans entre Paris et la dernière ville de la côte, avant la frontière italienne. L'eau a toujours été mon élément essentiel. Aujourd'hui l'iode me manque plus que tout.

C'est pourquoi ce que tu écris me frappe au plus haut point. Sache que je ne ressentirais pas la même chose avec n'importe quel autre récit, de voyage ou d'invention. Les mots que tu donnes aux choses sont les indication profondes de ma nostalgie et de mon enfance.

Je ne te connais pas, c'est la première fois que je te laisse un mot, et pourtant tu comptes beaucoup pour moi. Plus prudemment, je devrais dire que ce sont tes mots qui ont cette valeur à mes yeux. Mais je pense que la part d'indicible de ces textes n'est ni plus ni moins celle qui sort du plus intime de ton être.

Je ne peux qu'espérer égoïstement que tu continues de vivre les grands spasmes de mer.

juin 14, 2008 9:57 AM  
Blogger M'aime que said...

Djcdn > on dirait bien, ouais.

Passionnée > Ah. Euh. Même, merci. Agréable j'aime bien. Parfaitement.

Le locataire > Voilà. Alors le problème est là. Face à tes mots, qui me touchent énormément, tu le comprendras, je me retrouve bien incapable de formuler quoi que ce soit de correct. Sache simplement que, merci, que tes compliments me filent un sourire sûrement égoïste mais en tout cas immense. Ouais, merci.

juin 24, 2008 9:55 PM  

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