vendredi, septembre 12, 2008

Respirations.

Alors la jeune fille aux joues roses a désaccordé le violoncelle et c'était pour le plaisir de, l'alternative, paraît-elle. Je regarde le cordonnier puisque c'est son affaire et, c'est du cuir me dit-il on a rendu nos badges à l'entrée du théâtre on était déguisés, nos yeux je veux dire, déguisés. Pour ce qui est du costume, l'enfant n'avait plus de pièces dans sa poche et la grande machine à fabriquer du tissu devait être vendue.

C'est une machine, tu sais, qui construit nos tissus, comme les machines à sentiments mais en plus gros évidemment. Quand on modèle les sentiments on ne dit pas de quelle couleur, cela ne posait pas problème à l'entrée du théâtre bien sûr, on avait déguisé nos yeux et c'était une histoire de rois cela ne fait aucun doute.

Les princes convoitent le premier balcon ils se la jouent déclaration basique et tous les déguisements marchandés tombent dans le panneau du, premier balcon laissez passer ; pas nous. On est pratiquement présentables dans nos costumes décostumés dans nos yeux vrais puis, déguisés, laisse-moi te dire qu'on n'a pas besoin de machine à la porte d'entrée du théâtre, on les dépasse.

Forcément tu fais mine de savoir, mais l'odeur du cuir au milieu de l'orchestre c'est antilogique, c'est, tu t'y conformes être impassible. On a choisi la deuxième vague de toi à moi, à cause du désaccord de la violoncelliste, et maintenant on survole, on maquille les sièges en noir charbon le troisième acte n'aura fait rire que nous. Tant mieux.

Le premier balcon nous déguise terribles pendant qu'une paire de sentiments à moitié finis bloque l'entrée du, grand théâtre, grand orchestre à quoi bon, peu importe. L'instrument désaccordé nous passionne électrique au milieu des tissus, du cuir et toujours du scandale, celui qu'on a joliment décostumé, oui mais tu sais bien.

Tu prends ma main premier balcon, sur scène il fera chaud puis laisse tomber le maquillage, on les a battus d'puis l'début, leurs mauvais rois de pacotille.

5 Comments:

Anonymous Lo said...

Tes mots sont comme des images qui appellent des pensées inconscientes en moi.

septembre 12, 2008 1:54 PM  
Anonymous mam'zelle roüge said...

"Les coutures se font la malle"... :)
Tout est beaux par ici. Et les mots toujours bien choisis.

septembre 12, 2008 2:10 PM  
Anonymous Anonyme said...

Je suis toujours dans un flou artistique, le plus total!
ALor sje m'imagin, et je me dis facilement que peut-être tu es allée au théâtre, maquillée va savoir. Et que peut-être aussi le charbon sur les sièges sont quelques cendres.
Je m'imagine, à défaut de ne penser que quand même 'quel talent!'.
Passionnée

septembre 12, 2008 10:25 PM  
Blogger maime-que said...

Lo > ce sont des images, vrai de vrai, ça m'fait sourire

Roüge > Oh ! Merci, même!Et puis ouais, décousu, on devrait dire.

Passionnée > Absolument rien de tout cela, mademoiselle. A vrai dire je ne suis pas allée au théâtre depuis quelques mois, je ne me maquille pas, et je ne fume pas le moins du monde, alors... Mais, merci, tu sais : )

septembre 17, 2008 4:13 PM  
Anonymous Anonyme said...

Pauvre passionnée, tout à côté :$

septembre 17, 2008 8:12 PM  

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