dimanche, novembre 09, 2008

Entre crochets.

Approchez-vous, approchez-vous tout doucement, là, venez vers moi ouvrez grand vos yeux et regardez comme je t'aime. Le petit garçon tend ses bras droit devant lui pour ne pas foncer dans le mur il fait trop nuit il tend les bras il a raison. J'ai oublié de faire attention à l'obscurité qui voulait m'ensevelir je n'ai pas tendu les bras colin maillard n'existe pas.

La jeune fille sur le quai marche à contresens par rapport au train qui s'enfuit le train dans lequel elle a laissé toute sa vie, la jeune fille sur le quai donne de ses larmes à tout ce qui la voit passer, je la regarde et je ne pense rien, je fuis. Parfois je regarde tomber ma vie et je ne fais rien, je la regarde qui s'écroule et qui ne vaut plus grand chose, qui n'avance que sur des espoirs factices et sublimés, des espoirs à me hanter des nuits durant, de l'infondé de l'idéal en somme, celui qui doit s'écrouler depuis si longtemps.

Je ne lis plus que de la poésie par crainte de comprendre trop de choses je ne lis plus je dors. Arrête, ne vis pas, ou tu en mouriras. Je rends mes armes vous voyez, le bouclier n'a jamais vraiment fonctionné je rends mes armes et ma vie tout doucement s'écroule comme prévu. Approchez-vous, tendez vos bras face au mur et laissez-moi vous raconter comme chaque minute me souffle son sourire que je n'arrive plus à neutraliser, que je ne peux plus combattre.

Approchez-vous et je vous noierai dans une vague de sentiments qui finit par déconner un peu trop, on y aurait presque cru vous savez.

3 Comments:

Blogger Hurlement Élastique said...

Je t'aime.

Tu me fais penser à Réjean Ducharme.

novembre 09, 2008 11:42 PM  
Blogger maime-que said...

Oh, merci.
je ne connais même pas, mais je vais en lire, pour la peine.
:)

novembre 10, 2008 3:30 PM  
Blogger Hurlement Élastique said...

L'hiver de force, c'est son plus époustouflant.

novembre 11, 2008 5:07 AM  

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