dimanche, février 13, 2011

je pensais à Chopin et je pensais
étouffe-moi,
étouffe-moi avant que je ne m'aperçoive que personne ne m'a jamais aimée
étouffe-moi avant qu'il ne soit question que de dénigrement
elle m'a dit tu es un objet que l'on ne désire pas j'ai pensé je sais, je sais, je sais, trois fois mais je n'ai rien répondu parce que j'avais trop de larmes et qu'il n'y avait pas de reflet dans la lame de mes couteaux,
je n'ai rien répondu j'ai voulu que Chopin me rende la raison puis il ne l'a pas fait alors je suis toujours là immobile avec cette pensée terrible qui grandit qui se propage, au fond personne ne m'a jamais aimée.

5 Comments:

Blogger Loup, y es-tu ? said...

Moi je t'aime, dans la beauté de tes mots.
Ce n'est pas grand chose, mais c'est quelque chose de vraie.

février 14, 2011 12:07 AM  
Blogger maime-que said...

au fond, c'est déjà pas mal j'imagine :)

février 14, 2011 10:30 AM  
Anonymous Anonyme said...

Moi, je t'ai aimé. Très, très fort.
Mais je sais que tu ne parles pas vraiment de cet amour là. Désolé, donc...
Euh, bon, je viens jamais dans ces contrées-ci, et je respecte cette séparation tacite des jardins. Mais vois-tu, j'ai écouté Loituma, et quand je me suis rendu compte que je pleurais (pleurer sur Loituma, heureusement que le pathétique n'a jamais tué personne), je me suis dit que j'avais le droit, quelque peu, d'y aller.
Et puis bref : moi je t'aime.
Un germanophile mi-figue mi-raisin.

février 18, 2011 4:08 AM  
Anonymous Anonyme said...

Et j'ai une remarque à faire. Si tu rajoutes un "e" à "je t'ai aimé", ben ça fait meilleur effet. Mais je veux pas t'obliger hein.
Un germanophile (etc)

février 18, 2011 4:11 AM  
Blogger maime-que said...

<3

février 21, 2011 10:10 PM  

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