lundi, août 22, 2011

Et puis il n'y a rien, à l'intérieur de moi c'est un monde dévasté un monde entier qui comme après l'explosion n'est que vide, ce vide immense, d'ici je ne vois pas le ciel à moins de me pencher à la fenêtre et de lever les yeux très haut.

Parfois je pense personne ne peut survivre, je regarde à quel point indéfiniment on se heurte et se blesse à quel point la vie n'est qu'une suite de violentes collisions ; soudain on n'a plus d'âme, soudain on se jette au visage les débris de nos cœurs déchirés et c'est de cette façon que les uns après les autres tous nous sommes blessés ; je pense on ne survit pas aux heurts accumulés, ce monde dévasté à l'intérieur de moi ce n'est plus un monde ce n'est plus le vide c'est l'ombre du vide, une ombre fragile et ténue, on se frappe on se tue et continue de marcher mais nous sommes tous des fantômes, j'ai pensé d'ici je ne vois pas le ciel et si ni le ciel ni la mer ne sont plus là pour m'étreindre, qui sera encore assez vivant pour venir me sauver.

Il fait nuit depuis si longtemps.

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